• Bassin de l’Asse


    L’Asse s’écoule sur un bassin versant de 693 km2 et parcours 130 km avant de confluer avec la Durance (rive gauche) juste au Sud d’Oraison.

  • Conseil Syndical


    Le Syndicat Mixte de Défense des Berges de l’Asse est géré par les élus locaux des collectivités adhérentes à travers un Conseil Syndical qui se réunit régulièrement.

  • Site Natura 2000 de l’Asse


    Le Site Natura 2000 de l’Asse est défini par sa rivière en tresse qui a pu garder son caractère naturel au fil du temps.

  • Les MAEC


    Les Mesures Agro Environnementales Climatiques (MAEC) offrent des possibilités aux agriculteurs désireux de valoriser leurs pratiques.

  • Les évaluations d’incidence


    Les évaluations d’incidence servent à accompagner le porteur de projet dans sa réflexion sur les impacts de son projet sur l’environnement.

  • Les contrats Natura 2000


    Les contrats Natura 2000 sont des outils qui permettent de valoriser des pratiques favorables à la biodiversité.

Un éditorial sera rédigé, si possible, tous les ans par le SMDBA. Cet article aura pour but de mettre à l’honneur un thème qui nous tient à cœur, d’importance sur le territoire ou bien de refléter le point de vue du Syndicat sur un sujet. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des réactions, questions concernant cet éditorial ou bien si vous souhaitez que nous abordions un sujet précis dans les suivants.

Débats

Le gobie à taches noires dans nos rivières

Suite à la découverte en juin 2017 du gobie à taches noires dans un plan d’eau de la vallée de l’Asse, la fédération de pêche des Alpes de Haute Provence,  le SMDBA, l’Agence Française pour la Biodiversité ainsi que tous les acteurs du milieu aquatique se mobilisent afin de limiter l’impact de ce nouvel habitant de nos rivières.

Pour cet éditorial de la rentrée 2017, nous avons donc choisi d’aborder le thème des espèces envahissantes et plus précisément de ce petit poisson si inquiétant !

Qu’est-ce qu’une espèce envahissante ?

Le terme espèce «  exotique envahissante » ou « invasive » définit une espèce animale ou végétale d’origine exotique qui devient une source de perturbations pour la biodiversité des écosystèmes naturels où elle est présente.

Ces espèces sont le plus souvent introduites par l’homme de manière intentionnelle ou accidentelle (horticulture, pêche, agriculture, animaux de compagnie …) dans un milieu où elles n’étaient pas présentes à l’origine. L’absence de prédateurs et les conditions environnementales favorables leur permettent alors de se développer dans ce nouvel environnement au détriment des espèces locales moins compétitrices.

Les espèces exotiques envahissantes sont aujourd’hui considérées comme une des principales causes de diminution de la biodiversité dans le monde et particulièrement dans les systèmes insulaires très fragiles. Cependant toutes les espèces exotiques ne sont pas forcément invasives, en effet une espèce n’est considérée invasive qu’à partir du moment où sa prolifération est très importante et nuisible au milieu.

En France, on peut citer comme exemples d’espèces invasives la tortue de Floride (Trachemys scripta elegans), le ragondin (Myocastor coypus), l’ailante (Ailanthus altissima) … et notre fameux gobie à taches noires (Néogobius mélanostomus).

Qui est le gobie à taches noires?

Le gobie à taches noires est un petit poisson d’environ 8 à 12cm en moyenne. On le trouve en Amérique du Nord, en Asie et en Europe où il est originaire des mers d’Azov, Caspienne et Noire.

Il possède deux nageoires dorsales dont la première, plus petite, porte une tache noire. Ses écailles sont de couleur brune à gris foncé avec des taches sombres. Ses yeux sont globuleux et proéminents. Ses nageoires pelviennes sont soudées (en ventouse ou disque) afin de lui permettre de se fixer au substrat.

Le gobie à taches noires est un poisson euryhalin ce qui signifie qu’il peut vivre à la fois dans l’eau douce ou bien dans l‘eau salée. On peut donc le trouver le long des côtes, dans des estuaires mais aussi dans des lacs et des rivières.

C’est un poisson qui ressemble au chabot (Cottus gobio) que nous connaissons bien dans nos rivières.  Dépourvu de vessie natatoire, il se déplace très peu et on le retrouve posé sur le fond dans des substrats rocailleux ou riches en végétation.

Le gobie à taches noires est très vorace, il se nourrit d’invertébrés, d’œufs et de petits poissons. Il est capable de faire varier son régime alimentaire en fonction des ressources présentes dans le milieu.

Les adultes atteignent la maturité sexuelle à 3-4 ans pour les mâles et 2-3 ans pour les femelles. En période de reproduction les mâles deviennent noirs avec la nageoire caudale bordée de blanc ou de blanc-bleu. Ils construisent un nid de forme ronde composé de substrat solide (pierre, racines, bois) où la femelle déposera les œufs. Les mâles veillent ensuite au développement des œufs jusqu’à l’éclosion puis sur les juvéniles.

Le gobie à taches noires n’est pas un bon nageur, sa propagation est donc plutôt lente. Mais sa résistance à une mauvaise qualité de l’eau et une faible concentration d’oxygène, lui confère un avantage sur les autres poissons et lors des transports accidentels (coque de bateaux…).

Les impacts du gobie à taches noires sont encore très peu connus en France. Cependant sa présence en Amérique du Nord a affecté de manière négative les populations de chabots tachetés  (Cottus bairdi) : les juvéniles mangent leurs larves et leurs œufs, les mâles adultes les chassent des aires de frai. Il pourrait ainsi menacer les poissons de nos rivières comme le chabot ou l’apron du Rhône (Zingel asper).

Quelles actions peuvent être menées ?

Même si une éradication des individus présents dans la vallée de l’Asse semble difficilement réalisable, quelques actions ont pu voir le jour. La Fédération de Pêche du 04 travaille actuellement à des pêches pour investiguer les zones concernées par l’apparition potentielle ou avérée du gobie. De plus, une interdiction de pêche a été fixée le 12 mai 2017 sur le lac de Brunet où les poissons ont été identifiés afin de limiter le risque de dispersion.

A l’échelle locale vous pouvez vous aussi participer en signalant la présence de gobies à la Fédération de Pêche ou aux syndicats de rivière. Il est bien sûr demandé aux pêcheurs de ne surtout pas utiliser de gobies comme appât et à la population de ne pas les introduire dans les milieux aquatiques. En effet, ceci entraînerait des dégâts considérables sans retour en arrière possible.

Rappel réglementaire :

La loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages comprend une section relative au « contrôle et à la gestion de l’introduction et de la propagation de certaines espèces animales et végétales ».

  • l’article L 411-5 interdit l’introduction dans le milieu naturel d’espèces animales et végétales dont la liste est fixée par arrêté.
  • l’article L 441-6 interdit l’introduction sur le territoire national, la détention, le transport, le colportage, l’utilisation, l’échange, la mise en vente, la vente ou l’achat de tout spécimen vivant de ces espèces. Il existe cependant des dérogations pour certaines structures et motifs d’intérêt général.
  • l’article L 411-8 permet, dès que la présence dans le milieu naturel d’une de ces espèces est mentionnée, d’engager des mesures pour les capturer, les prélever, ou les détruire.
  • l’article L 411-9 permet d’élaborer et de mettre en oeuvre des plans nationaux de lutte.
  • l’article L 415-3 punit de 2 ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende le fait d’introduire volontairement dans le milieu naturel, de transporter, colporter, utiliser, mettre en vente, vendre ou acheter un spécimen d’une espèces animale ou végétale en violation des articles L 411-4 à L 411-6 ou des règlements et des décisions individuelles pris pour leur application.

Un décret (en cours de publication) définit également l’existence de listes d’espèces dont l’introduction est interdite dans le milieu naturel, listes formalisées par des arrêtés interministériels.

L’équipe du SMDBA espère que cet éditorial vous a plu et vous donne rendez-vous l’année prochaine pour un nouveau sujet.

En cas de doutes sur une espèce de poissons, n’hésitez pas à contacter la fédération de pêche départementale ou les syndicats de rivière. Une photo avec l’intégralité du corps du poisson bien visible pourra leur permettre de vous aider pour l’identification.

(Sources : DORIS – Données d’Observations pour la Reconnaissance et l’Identification de la faune et la flore Subaquatiques)

Rédacteur : Morgane OLIVIER


Actualités

Sorties Nature dans le Vallée de l’Asse

Dans le cadre de l’animation Natura 2000 du site de l’Asse des sorties avec le grand public sont proposées par le SMDBA.

L’objectif est de proposer à la population un moment de partage et de discussion sur divers thèmes en lien avec la biodiversité et les activités humaines.

Sorties découverte du site Natura 2000 de l’Asse

L’amont du site : 15 Octobre 2017 à Blieux de 14h à 16h30

Les participants auront une introduction aux grands principes de Natura 2000 et visiteront l’élevage bovin de Mme Véronique QUINOT qui a mis en place des mesures Natura 2000 depuis 2015. Vous pourrez à la fois découvrir des pratiques agricoles intéressantes ainsi que leur lien avec la biodiversité du territoire.

Vous arpenterez également les canaux d’irrigation de Blieux et découvrirez le projet de rénovation qui leur est associé.

Lieu de rendez-vous : Plan Pinier (Blieux), après le pont ou possibilités de co-voiturage à partir de divers endroits dans la Vallée de l’Asse

 

Réservation : Obligatoire par téléphone 06 87 23 00 37 ou mail smdba@hotmail.fr

Tenue : Chaussures de randonnées ou vieilles chaussures de sport + bouteille d’eau et casquette.

 



Marché n°2016-01 en procédure adaptée

Le SMDBA lance le marché de prestation de service : « Mission de maitrise d’œuvre pour l’effacement des seuils des ASA de St Lions et des Graviers ».

Le dossier est disponible sur le lien suivant : BOAMP/CONS-16-66822

L’offre est à remettre au plus tard le vendredi 17 juin à 16h00.