• Bassin de l’Asse


    L’Asse s’écoule sur un bassin versant de 693 km2 et parcours 130 km avant de confluer avec la Durance (rive gauche) juste au Sud d’Oraison.

  • Conseil Syndical


    Le Syndicat Mixte de Défense des Berges de l’Asse est géré par les élus locaux des collectivités adhérentes à travers un Conseil Syndical qui se réunit régulièrement.

  • Site Natura 2000 de l’Asse


    Le Site Natura 2000 de l’Asse est défini par sa rivière en tresse qui a pu garder son caractère naturel au fil du temps.

  • Les MAEC


    Les Mesures Agro Environnementales Climatiques (MAEC) offrent des possibilités aux agriculteurs désireux de valoriser leurs pratiques.

  • Les évaluations d’incidence


    Les évaluations d’incidence servent à accompagner le porteur de projet dans sa réflexion sur les impacts de son projet sur l’environnement.

  • Les contrats Natura 2000


    Les contrats Natura 2000 sont des outils qui permettent de valoriser des pratiques favorables à la biodiversité.

Un éditorial sera rédigé, si possible, tous les ans par le SMDBA. Cet article aura pour but de mettre à l’honneur un thème qui nous tient à cœur, d’importance sur le territoire ou bien de refléter le point de vue du Syndicat sur un sujet. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des réactions, questions concernant cet éditorial ou bien si vous souhaitez que nous abordions un sujet précis dans les suivants.

Débats

Signature du Contrat de Rivière « l’Asse et ses affluents »

Jeudi 13 décembre à 14h30 à la salle des fêtes de Bras d’Asse aura lieu la cérémonie de signature du Contrat de Rivière.

Déroulement de la cérémonie

Introduction

14h30 : Accueil des invités à l’entrée de la salle polyvalente de Bras d’Asse

14h45 : Ouverture de séance par Gilles PAUL – Président du SMDBA

14h55 : Présentation du Contrat de Rivière et échanges avec la salle (Amandine ALONZO – Chargée de mission au SMDBA)

Discours

15h20 : Gaëlle BERTHAUD – Directrice de la Délégation PACA et Corse de l’Agence de l’Eau RMC

15h30 : Myriam GARCIA – Secrétaire Générale de la préfecture des  Alpes-de-Haute-Provence et Sous-Préfète de l’arrondissement de Digne-les- Bains

15h40 : Signature

16h00 : Vin d’honneur

Communiqué de presse

Le Contrat de Rivière « l’Asse et ses affluents » est l’aboutissement de quatre années de concertation. Les élus locaux, les acteurs économiques, les services des administrations, les usagers, les pêcheurs, les associations de protection de la nature… se sont associés pour définir et élaborer une politique de gestion de l’eau conciliant les besoins du bassin versant, le maintien des usages en place et une gestion durable des ressources aquatiques.

Autour de Gilles PAUL, Président du Comité de Rivière « l’Asse et ses affluents » et du Syndicat Mixte de Défense de Berges de l’Asse (SMDBA), l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, la Région Provence Alpes Côte d’Azur et 13 maitres d’ouvrages co-signeront le contrat qui entrera alors pleinement dans sa phase opérationnelle. Ce contrat marquera un engagement commun des acteurs locaux, des maîtres d’ouvrage, des partenaires techniques et financiers pour mettre en œuvre 46 actions réparties en quatre volets (Gestion de la ressource en eau / Améliorer la qualité de l’eau / Améliorer la qualité des milieux naturels et gestion des inondations / Gouvernance, communication et sensibilisation) sur une durée de 6 ans.

Le Contrat de Rivières représente au total un investissement de plus de 4,4 millions d’euros subventionné à plus de 67 % par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, la Région PACA et l’Europe. Le reste sera assuré par l’autofinancement des collectivités et des structures ayant la maîtrise d’ouvrage d’actions.

 

Liste des 14 signataires du Contrat de Rivière (par ordre alphabétique) :

  • Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse
  • ASA des Canaux d’Estoublon
  • Association GESPER
  • Chambre d’Agriculture des Alpes de Haute Provence
  • Communauté de Communes Alpes Provence Verdon, Sources de Lumière (CCAPV)
  • Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur
  • Fédération Départementale des Associations Agréée de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique (FDAAPPMA 04)
  • Mairie de Barrême
  • Mairie de Blieux
  • Mairie de Chateauredon
  • Mairie de Clumanc
  • Mairie de Moriez
  • Mairie de Senez
  • Syndicat Mixte de Défense de Berges de l’Asse (SMDBA)

Les chauves-souris sur le site de l’Asse

Pour cet éditorial de la rentrée 2018, nous avons choisi d’aborder le thème des chauves-souris, des espèces encore trop mal connues !

La France compte 34 espèces de chiroptères, appelées couramment chauves-souris, dont 29 sont présentes en région PACA. Toutes ont recours à une protection nationale (article L.411-1 du Code de l’Environnement et arrêté ministériel du 23 avril 2007),  européenne (Directive Habitats, Convention de Berne) et internationale (Convention de Bonn, CITES).

Le site Natura 2000 de l’Asse en dénombre 7 : le Petit Rhinolophe, le Grand Rhinolophe, la Barbastelle d’Europe, le Petit Murin, le Grand Murin, le Murin à oreilles échancrées et le Minioptère de Schreibers.

Ces chauves-souris, souvent considérées comme malfaisantes par simple méconnaissance, sont menacées par les impacts des activités humaines. Alors, ont-elles toujours cette réputation sulfureuse ?

  • Les chauves-souris sont des oiseaux.
Mythe ! Ce sont des Mammifères ! Contrairement aux oiseaux, les chiroptères ont des poils, deux paires de membres et les femelles allaitent les petits.

Pour voler, les chauves-souris se servent de leurs mains ailées. En effet, au cours de l’évolution, les doigts se sont allongés et une fine membrane appelée « patagium » les a relié pour former une aile.
Ce sont donc les seuls mammifères capables du vol actif.
  • Les chauves-souris vivent dans nos maisons.

Effectivement les chauves-souris peuvent cohabiter avec nous ! Elles apprécient les combles, les greniers, les caves et toutes fissures dans les murs ou charpentes. On peut également les apercevoir sous les tuiles, derrière les volets ou dans un tas de bois.

On les trouve également dans les grottes, les cavités souterraines, sous les ponts, ou en forêt dans les cavités arboricoles. Lors de leurs déplacements, elles empruntent des structures linéaires du paysage appelées « corridors écologiques » comme les haies, les cours d’eau, etc…

  • Les chauves-souris se nourrissent de sang !

Les seules espèces qui se nourrissent de sang sont en Amérique ! En France toutes nos chauves-souris sont insectivores.

Nocturnes, elles chassent la nuit et ont développé l’écholocation pour se diriger et localiser leurs proies. En effet, elles émettent des ultra-sons par la bouche ou les narines, lesquelles vont rebondir sur des obstacles (proies, murs, objets) et revenir sous forme d’échos à leurs oreilles. L’écho perçu donne des indications sur la distance, la vitesse et la forme de la proie. Tout ça en quelques secondes !

  • Les chauves-souris pullulent !
Mythe ! Le taux de reproduction d’une chauve-souris est très faible. Elle ne fait qu’un seul petit par an ! Les femelles se regroupent en colonie l’été pour la mise-bas. Les nouveau-nés mettront seulement quelques semaines pour apprendre à voler et atteindre leur taille adulte.

Après l’élevage des jeunes, mâles et femelles quittent leurs gîtes estivaux pour rejoindre leurs gîtes hivernaux. Ces déplacements sont propices aux rencontres et l’automne annonce la période des accouplements !

Les chauves-souris profitent de la présence des derniers insectes pour finir leurs réserves avant de rentrer en hibernation. Leur métabolisme ralentit, leur fréquence cardiaque, respiratoire et leur température diminuent durant tout l’hiver.

Vient ensuite le printemps, la chasse reprend et les femelles reprennent des forces pour leur période de gestation. Les déplacements sont nombreux afin de chercher des gîtes de reproduction et recommencer un nouveau cycle avec la suivante mise-bas.

  • Les chauves-souris mordent les humains !

Les chauves-souris ne s’attaquent pas aux humains, et encore moins aux cheveux des femmes !

En réalité, elles sont utiles à l’Homme grâce à :

  • Leur régime alimentaire : insectivores, elles nous débarrassent des insectes et surtout des moustiques !
  • Leur excrément, appelé « guano » est un excellent engrais naturel.
  • Leur système d’écholocation est exploité en recherche pour améliorer l’autonomie des malvoyants

 

De la connaissance à l’action …

Vous l’aurez compris, les chauves-souris sont victimes de beaucoup de préjugés.
Mieux connus aujourd’hui,  chacun peut agir pour leur préservation de différentes façons :

  • Eviter l’utilisation des pesticides. En effet, ces produits éliminent les insectes et réduisent donc la ressource alimentaire de nos mammifères volants. Ils sont également à l’origine d’un empoisonnement des chauves-souris.
  • Limiter le dérangement des colonies durant leur période de reproduction ou d’hibernation.
  • Préférer les huiles naturelles ou substances à base de perméthrine et cyperméthrine pour le traitement des charpentes. Les produits type Lindane, TBT, DDT sont nocifs.
  • Laisser les arbres vieillir et garder les morts sur pied, sources d’abris.
  • Envisager l’installation de nichoirs à chauves-souris, offrir des accès sur une porte ou un mur (via des ouvertures de type boite à lettre).
  • Utilisation d’un composte, source de nourritures aux insectes
  • Prendre en compte les chauves-souris dans la rénovation de vos bâtiments.
  • Préserver les haies et points d’eaux dans vos jardins, ils constituent des sites de chasse et des continuités écologiques pour le déplacement de ces animaux.
  • Bannir toute source d’éclairage permanent qui augmente leur risque de prédation par les chouettes et hiboux.

Le gobie à taches noires dans nos rivières

Suite à la découverte en juin 2017 du gobie à taches noires dans un plan d’eau de la vallée de l’Asse, la fédération de pêche des Alpes de Haute Provence,  le SMDBA, l’Agence Française pour la Biodiversité ainsi que tous les acteurs du milieu aquatique se mobilisent afin de limiter l’impact de ce nouvel habitant de nos rivières.

Pour cet éditorial de la rentrée 2017, nous avons donc choisi d’aborder le thème des espèces envahissantes et plus précisément de ce petit poisson si inquiétant !

Qu’est-ce qu’une espèce envahissante ?

Le terme espèce «  exotique envahissante » ou « invasive » définit une espèce animale ou végétale d’origine exotique qui devient une source de perturbations pour la biodiversité des écosystèmes naturels où elle est présente.

Ces espèces sont le plus souvent introduites par l’homme de manière intentionnelle ou accidentelle (horticulture, pêche, agriculture, animaux de compagnie …) dans un milieu où elles n’étaient pas présentes à l’origine. L’absence de prédateurs et les conditions environnementales favorables leur permettent alors de se développer dans ce nouvel environnement au détriment des espèces locales moins compétitrices.

Les espèces exotiques envahissantes sont aujourd’hui considérées comme une des principales causes de diminution de la biodiversité dans le monde et particulièrement dans les systèmes insulaires très fragiles. Cependant toutes les espèces exotiques ne sont pas forcément invasives, en effet une espèce n’est considérée invasive qu’à partir du moment où sa prolifération est très importante et nuisible au milieu.

En France, on peut citer comme exemples d’espèces invasives la tortue de Floride (Trachemys scripta elegans), le ragondin (Myocastor coypus), l’ailante (Ailanthus altissima) … et notre fameux gobie à taches noires (Néogobius mélanostomus).

Qui est le gobie à taches noires?

Le gobie à taches noires est un petit poisson d’environ 8 à 12cm en moyenne. On le trouve en Amérique du Nord, en Asie et en Europe où il est originaire des mers d’Azov, Caspienne et Noire.

Il possède deux nageoires dorsales dont la première, plus petite, porte une tache noire. Ses écailles sont de couleur brune à gris foncé avec des taches sombres. Ses yeux sont globuleux et proéminents. Ses nageoires pelviennes sont soudées (en ventouse ou disque) afin de lui permettre de se fixer au substrat.

Le gobie à taches noires est un poisson euryhalin ce qui signifie qu’il peut vivre à la fois dans l’eau douce ou bien dans l‘eau salée. On peut donc le trouver le long des côtes, dans des estuaires mais aussi dans des lacs et des rivières.

C’est un poisson qui ressemble au chabot (Cottus gobio) que nous connaissons bien dans nos rivières.  Dépourvu de vessie natatoire, il se déplace très peu et on le retrouve posé sur le fond dans des substrats rocailleux ou riches en végétation.

Le gobie à taches noires est très vorace, il se nourrit d’invertébrés, d’œufs et de petits poissons. Il est capable de faire varier son régime alimentaire en fonction des ressources présentes dans le milieu.

Les adultes atteignent la maturité sexuelle à 3-4 ans pour les mâles et 2-3 ans pour les femelles. En période de reproduction les mâles deviennent noirs avec la nageoire caudale bordée de blanc ou de blanc-bleu. Ils construisent un nid de forme ronde composé de substrat solide (pierre, racines, bois) où la femelle déposera les œufs. Les mâles veillent ensuite au développement des œufs jusqu’à l’éclosion puis sur les juvéniles.

Le gobie à taches noires n’est pas un bon nageur, sa propagation est donc plutôt lente. Mais sa résistance à une mauvaise qualité de l’eau et une faible concentration d’oxygène, lui confère un avantage sur les autres poissons et lors des transports accidentels (coque de bateaux…).

Les impacts du gobie à taches noires sont encore très peu connus en France. Cependant sa présence en Amérique du Nord a affecté de manière négative les populations de chabots tachetés  (Cottus bairdi) : les juvéniles mangent leurs larves et leurs œufs, les mâles adultes les chassent des aires de frai. Il pourrait ainsi menacer les poissons de nos rivières comme le chabot ou l’apron du Rhône (Zingel asper).

Quelles actions peuvent être menées ?

Même si une éradication des individus présents dans la vallée de l’Asse semble difficilement réalisable, quelques actions ont pu voir le jour. La Fédération de Pêche du 04 travaille actuellement à des pêches pour investiguer les zones concernées par l’apparition potentielle ou avérée du gobie. De plus, une interdiction de pêche a été fixée le 12 mai 2017 sur le lac de Brunet où les poissons ont été identifiés afin de limiter le risque de dispersion.

A l’échelle locale vous pouvez vous aussi participer en signalant la présence de gobies à la Fédération de Pêche ou aux syndicats de rivière. Il est bien sûr demandé aux pêcheurs de ne surtout pas utiliser de gobies comme appât et à la population de ne pas les introduire dans les milieux aquatiques. En effet, ceci entraînerait des dégâts considérables sans retour en arrière possible.

Rappel réglementaire :

La loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages comprend une section relative au « contrôle et à la gestion de l’introduction et de la propagation de certaines espèces animales et végétales ».

  • l’article L 411-5 interdit l’introduction dans le milieu naturel d’espèces animales et végétales dont la liste est fixée par arrêté.
  • l’article L 441-6 interdit l’introduction sur le territoire national, la détention, le transport, le colportage, l’utilisation, l’échange, la mise en vente, la vente ou l’achat de tout spécimen vivant de ces espèces. Il existe cependant des dérogations pour certaines structures et motifs d’intérêt général.
  • l’article L 411-8 permet, dès que la présence dans le milieu naturel d’une de ces espèces est mentionnée, d’engager des mesures pour les capturer, les prélever, ou les détruire.
  • l’article L 411-9 permet d’élaborer et de mettre en oeuvre des plans nationaux de lutte.
  • l’article L 415-3 punit de 2 ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende le fait d’introduire volontairement dans le milieu naturel, de transporter, colporter, utiliser, mettre en vente, vendre ou acheter un spécimen d’une espèces animale ou végétale en violation des articles L 411-4 à L 411-6 ou des règlements et des décisions individuelles pris pour leur application.

Un décret (en cours de publication) définit également l’existence de listes d’espèces dont l’introduction est interdite dans le milieu naturel, listes formalisées par des arrêtés interministériels.

L’équipe du SMDBA espère que cet éditorial vous a plu et vous donne rendez-vous l’année prochaine pour un nouveau sujet.

En cas de doutes sur une espèce de poissons, n’hésitez pas à contacter la fédération de pêche départementale ou les syndicats de rivière. Une photo avec l’intégralité du corps du poisson bien visible pourra leur permettre de vous aider pour l’identification.

(Sources : DORIS – Données d’Observations pour la Reconnaissance et l’Identification de la faune et la flore Subaquatiques)

Rédacteur : Morgane OLIVIER


Actualités


Marché n°2016-01 en procédure adaptée

Le SMDBA lance le marché de prestation de service : « Mission de maitrise d’œuvre pour l’effacement des seuils des ASA de St Lions et des Graviers ».

Le dossier est disponible sur le lien suivant : BOAMP/CONS-16-66822

L’offre est à remettre au plus tard le vendredi 17 juin à 16h00.