Surpeuplés dans les années 1850, les villages des Préalpes ont subi l’exode rural, puis les effets de la restauration des terrains de montagne.
Le territoire est de composante rurale et la vallée est peu peuplée. La population est de 17 450 habitants en 2012.

Le bassin versant de l’Asse est essentiellement occupé par des :

  • Forêts, 39% de la surface totale et situées principalement dans la partie amont
  • Terres à vocation agricole, 15,7% de la surface totale localisées majoritairement dans la plaine aval
Les activités humaines et les usages - Occupation des sols

 

La voie des « Chemins de fer de Provence » (ligne Nice – Digne) traverse le bassin versant sur environ trente kilomètres, de Moriez jusqu’à la halte de Mézel-Châteauredon. L’exploitation de la ligne est confiée à la Régie Régionale des Transports de la Région PACA.
La « route Napoléon » (RN85) traverse le territoire sur environ trente kilomètres, des clues de Taulanne à Châteauredon. Les routes nationales N202 et N85 sont très fréquentées.

L’agriculture est au centre du territoire, autant d’un point de vue économique que paysager mais aussi écologique. La Superficie Agricole Utile (SAU) déclarée à la PAC 2010 s’élève à 17 500 ha soit 25% de la superficie totale.
L’agriculture doit faire face à une pression foncière sur ce territoire. L’augmentation du prix des terres peut représenter une motivation à la vente de parcelles. En effet, de nombreuses terres perdent leur vocation agricole au profit de l’urbanisation.

La vallée se divise en deux grands sous-ensembles : une partie aval en dessous de la Clue de Chabrières, dominée par les grandes cultures et une partie amont au-delà de la Clue de Chabrières dominée par l’élevage ovin.

Assolement global du bassin versant de l'asse
L’irrigation est importante pour le territoire et elle permet d’assurer la diversification des productions et donc des débouchés.

Cette vallée a été profondément modifiée en un siècle. La reforestation a totalement modifié le paysage suite à la déprise agricole. Le département des Alpes-de-Haute-Provence était à l’origine un département très agricole ou seules les pentes de montagne inaccessibles n’étaient pas exploitées. A partir de la seconde moitié du 19e siècle, l’Etat, dans un souci de lutte contre l’érosion, a engagé une Restauration des Terrains en Montagne. L’enjeu était de protéger les sols du ravinement et de l’érosion pour maintenir leur potentiel agricole et protéger les vallées des inondations. Les sols ont donc été reboisés.
Aujourd’hui, compte-tenu du recouvrement forestier sur le site de l’Asse (52%), l’activité sylvicole représente une part prépondérante dans les relations économiques locales. La forêt est exploitée dans le but de produire du bois d’industrie pour la filière papier.

Peu d’activités récréatives sont développées autour de l’eau et des milieux aquatiques car les conditions hydrologiques n’y sont pas favorables.
Le site de l’Asse n’est pas un lieu touristique (données DOCOB site de l’Asse, Tome 1).

  • Cours d’eau peu attractif, ne se prêtant pas à des activités aquatiques
  • Quasiment pas d’aménagements touristiques dans la vallée
  • La randonnée de montagne est le seul facteur d’attrait touristique. Néanmoins, la fréquentation reste faible
  • Faible développement de l’hébergement temporaire (campings, gîtes, chambres d’hôtes…)